*♦La 3ème Ziyârat

اِنَّا لِلّٰهِ وَ اِنَّا اِلَيْهِ رَاجِعُوْنَ

Innâ li-Ilâhi wa înnâ ilayhi râji‘ûna.

Nous sommes à Dieu et nous retournons à Lui

Sayyed ‘Abd-al-Karîm Ibn Tâ’ûs a rapporté de Safwân al-Jammâl (le chamelier) qui dit : «Alors que j’accompagnais [l’imam] as- Sâd- eq(P)qui voulait voir AbûJa’far al-Mansour à Kûfa, il(p) me dit :
« Ô Safwân ! Arrête la caravane, car ici est la tombe de mon grand- père, le Prince des croyants(p) ». Je l’arrêtai.
Il(p) descendit alors, fit une douche rituelle, changea ses vêtements, retira ses chaussures et me dit : « Fais comme je fais. » Il prit la direction de Dhukwat (la petite butte) de Najaf et dit : « Fais des petits pas, baisse ton menton vers le sol, car il t’est inscrit pour chaque pas effectué 100 000 bonnes actions, et il t’est effacé 100 000 mauvaises actions, tu es élevé de 100 000 degrés et 100 000 besoins te sont satisfaits. Il t’est également inscrit la récompense de tout homme sincère et shahîd, mort ou tué. »
Il(p) se mit à marcher et je marchai avec lui avec quiétude et gravité. Nous glorifions [Dieu], nous Le sanctifions et nous pro- clamions l’Unicité de Dieu, jusqu’à ce que nous ayons atteint les Dhukwât (les petites buttes). Il(p) s’arrêta, regarda à droite et à gauche, traça une ligne de son bâton et me dit :« Cherche !»
Et je cherchai et alors [apparut] la trace de la tombe. Des larmes coulèrent sur ses joues. IKp) dit :

اَلسَّلَامُ عَلَيْكَ اَيُّهَا الْوَصِيُّ الْبَرُّ التَّقِيُّ

As-salâmu ‘alayka ayyuhâ al- wasiyyu, al-barru, at-taqiyyu.

Que la paix soit sur toi, ô le Légataire, le vertueux, le pieux !

Puis il(P) dit :

اَلسَّلَامُ عَلَيْكَ اَيُّهَا النَّبَاُ الْعَظِيْمُ

As-salâmu ‘alayka ayyuhâ annaba’u-l-‘azhîmu.

Que la paix soit sur toi, ô la Nouvelle grandiose !

 

اَلسَّلَامُ عَلَيْكَ اَيُّهَا الصِّدِّيْقُ الرَّشِيْدُ

As-salâmu ‘alayka ayyuhâ as-siddîqu, ar-rashîdu.

Que la paix soit sur toi, ô le Sincère, le Bien-dirigé !

 

اَلسَّلَامُ عَلَيْكَ اَيُّهَا الْبَرُّ الزَّكِيُّ

As-salâmu ‘alayka ayyuhâ al-barru az-zakiyyu.

Que la paix soit sur toi, ô le Bon, le Pur !

 

اَلسَّلَامُ عَلَيْكَ يَا وَصِيَّ رَسُوْلِ رَبِّ الْعَالَمِيْنَ

As-salâmu ‘alayka yâ wasiyya rasûli rabbi-l-‘âlamîna.

Que la paix soit sur toi, ô le Légataire du Messager du Seigneur des mondes !

 

اَلسَّلَامُ عَلَيْكَ يَا خِيَرَةَ اللّٰهِ عَلَى الْخَلْقِ اَجْمَعِيْنَ

As-salâmu ‘alayka yâ khiyara-ta-Ilâhi ‘alâ-l-khalqi ajma‘îna.

Que la paix soit sur toi, ô l’Elite choisie de Dieu de parmi l’ensemble des créatures !

 

اَشْهَدُ اَنَّكَ حَبِيْبُ اللّٰهِ وَ خَآصَّةُ اللّٰهِ وَ خَالِصَتُهُ

Ashhadu annaka habîbu-Ilâhi wa khâssatu-Ilâhi wa khâli- satuhu.

J’atteste que tu es le Bien aimé de Dieu, le Particulier proche de Dieu, celui qui s’est voué totalement à Lui !

 

اَلسَّلَامُ عَلَيْكَ يَا وَلِيَّ اللّٰهِ وَ مَوْضِعَ سِرِّهِ وَ عَيْبَةَ عِلْمِهِ وَ خَازِنَ وَحْيِهِ

As-salâmu ‘alayka yâ waliyya-Ilâhi wa mawdi‘a sirrahi wa ‘aynata ‘ilmihi wa khâzina wahîhi.

Que la paix soit sur toi, ô Wali de Dieu, Emplacement de Son Secret, Réceptacle de Son Savoir et Gardien de Sa Révélation !

 

بِاَبِيْ اَنْتَ وَ اُمِّيْ يَا اَمِيْرَ الْمُؤْمِنِيْنَ

Bi-abî anta wa ummî, yâ amîra- l-mu’minîna.

Que mon père et ma mère soient en rançon pour toi, ô Prince des croyants !

Puis, il(P) se renversa sur la tombe et dit

بِاَبِيْ اَنْتَ وَ اُمِّيْ يَا حُجَّةَ الْخِصَامِ

Bi-abî anta wa ummî, yâ hujjata-l-khisâmi.

Que mon père et ma mère soient en rançon pour toi, ô Argument [lors] de la discorde !

 

بِاَبِيْ اَنْتَ وَ اُمِّيْ يَا بَابَ الْمَقَامِ

Bi-abî anta wa ummî, yâ bâba- l-maqâmi.

Que mon père et ma mère soient en rançon pour toi, ô Porte de la station !

 

بِاَبِيْ اَنْتَ وَ اُمِّيْ يَا نُوْرَ اللّٰهِ التَّآمَّ

Bi-abî anta wa ummî, yâ nûra-Ilâhi at-tâmma.

Que mon père et ma mère soient en rançon pour toi, ô Lumière totale de Dieu !

 

اَشْهَدُ اَنَّكَ قَدْ بَلَّغْتَ عَنِ اللّٰهِ وَ عَنْ رَسُوْلِ اللّٰهِ صَلَّى اللّٰهُ عَلَيْهِ وَ اٰلِهِ مَا حُمِّلْتَ

Ashhadu annaka qad balaghta ‘ani-Ilâhi wa ‘an rasûli-Ilâhi, sallâ- Ilâhu ‘alayhi âlihi mâ hummilta,

J’atteste que tu as transmis de Dieu et du Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sur sa famille) ce dont tu as été chargé,

 

وَ رَعَيْتَ مَا اسْتُحْفِظْتَ وَ حَفِظْتَ مَا اسْتُوْدِعْتَ وَ حَلَّلْتَ حَلَالَ اللّٰهِ وَ حَرَّمْتَ حَرَامَ اللّٰهِ

wa ra‘ayta mâ astuhfizhta wa hafizhta mâ astûdi‘ta wa hallalta halâla-Ilâhi wa harramta harâma-Ilâhi,

que tu as veillé sur ce qui t’a été confié, que tu as gardé ce qui t’a été confié, que tu as considéré comme licite ce que Dieu a rendu licite et comme illicite ce que Dieu a interdit,

 

وَ اَقَمْتَ اَحْكَامَ اللّٰهِ وَ لَمْ تَتَعَدَّ حُدُوْدَ اللّٰهِ وَ عَبَدْتَ اللّٰهَ مُخْلِصًا حَتّٰى اَتَاكَ الْيَقِيْنُ صَلَّى اللّٰهُ عَلَيْكَ وَ عَلَى الْاَئِمَّةِ مِنْ بَعْدِكَ ۔

wa aqamta ahkâma-Ilâhi wa lam tata‘adda hudûda-Ilâhi wa ‘abadta-llâha mukhlisann hattâ atâka al-yaqînu, sallâ-Ilâhu ‘alayka wa ‘alâ-l-a’immati min ba‘dika.

que tu as appliqué les Lois de Dieu et que tu n’as pas transgressé les Jugements de Dieu, que tu as adoré Dieu en toute sincérité jusqu’à ce que la certitude t’ait atteint, que Dieu prie sur toi et sur les Imams après toi !

 

يَا جَدَّاهُ يَا سَيِّدَاهُ يَا طَيِّبَاهُ يَا طَاهِرَاهُ لَا جَعَلَهُ اللّٰهُ اٰخِرَ الْعَهْدِ مِنْكَ وَ رَزَقَنِي الْعَوْدَ اِلَيْكَ وَ الْمَقَامَ فِيْ حَرَمِكَ

Yâ jaddâhu, yâ sayyidâhu, yâ tayyibâhu, yâ tâhirâhu, lâ ja‘alahu AIlâhu âkhira-l-‘ahdi minka, wa razaqanî al- ‘awda ilayka wa-l- maqâma fî haramika

Ô mon Grand-père, ô mon Maître, ô mon Bon, ô mon Pur, que Dieu ne fasse pas que ce soit la dernière fois que je te visite et qu’il m’accorde le retour à toi, la station dans ton sanctuaire,

Ensuite, il(P) se leva, pria des raka‘âts au niveau de la tête et dit
: « Ô Safwân ! Celui qui visite le Prince des croyants(P) avec cette ziyârat et prie cette prière, revient chez lui avec ses péchés pardon- nés, son effort remercié. Il lui est inscrit la récompense de tout Ange qui le visite. Je lui demandai : « La récompense de tout Ange qui le visite ?! » II(p) répondit : « Oui ! Chaque nuit, 70 tribus le visitent. » Je lui demandai combien il y avait d’Anges par tribu. Il(p) répondit
: « 100 000. » Puis il sortit de chez lui à reculons en disant :"

وَ الْكَوْنَ مَعَكَ وَ مَعَ الْاَبْرَارِ مِنْ وُلْدِكَ صَلَّى اللّٰهُ عَلَيْكَ وَ عَلَى الْمَلَاۤئِكَةِ الْمُحْدِقِيْنَ بِكَ

wa-l-kawna ma‘aka wa ma‘a-l-abrâri min wuldika, sallâ-Ilâhu ‘alayka wa ‘alâ-l-makâ’ikati al-muhdiqîna bika.

le fait d’être avec toi et avec les vertueux de ta descend- ance, que Dieu prie sur toi et sur les Anges qui veillent sur toi ! Safwân dit : « Ô mon Maître ! M’autorises-tu à en in- former nos compagnons des gens de Kûfa et à leur in- diquer cette tombe ! » Il(P) répondit : « Oui ! » Il me donna des dinars et j’arrangeai la tombe.